Horizons Lointains

21/04/2009

Destination Mumbai – India

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 16:09

Mercredi 15 avril 2009

Courte nuit, bien courte nuit … la 3e que je passe dans un aéroport, et je pense la 1ere pour Ruwen. Mais cela semble une pratique courante ici, nous ne sommes vraiment pas les seuls.

3h, enregistrement des bagages, un petit souci de visa pour Ruwen qui va se régler par téléphone et internet. En d autres temps, en d autres pays, on serait restés bloqués quelques heures, voire quelques jours (ça me rappelle l épisode de Caroline quand elle est venue me rejoindre à Mexico, tiens …), mais c est l Australie, et c est l ère numérique.

5h30, premier vol pour moi, destination Sydney, que nous atteignons 2h30 plus tard. Avec la magie du décalage horaire, il est encore bien tôt sur place. La journée va être bien longue, car à chaque arrêt je dois avancer mon cadran.

Après plus de 5 semaines ensemble, c est pour Ruwen et moi le moment de se séparer. Effusions de larmes, on ne s y résout pas, des agents de sécurité doivent finalement nous séparer manu militari et nous orienter de force vers notre destination respective … Bon, vous l avez compris, j ai ajouté un gramme de mélo-fiction (mélo-dramatique, à quoi pensiez vous d autres ???), mais je tiens quand même à préciser que notre entente et notre complicité ont été constantes et sincères.

Le 2e vol sera bien plus long, plus d une dizaine d heures, à survoler l australie, singapour, pour enfin atteindre le sud de l inde et attérir à Mumbai. Me revoila dans l hemisphère nord. J ai pas mal dormi pendant le vol, et le reste du temps, je l ai passé entre lecture (un nouveau J Patterson haletant) et DVD, dont le dernier J. Carey, « the Yes Man », hilarant.

En sortant de l avion, la chaleur est écrasante, ça sent la vieille moquette, et déjà le fourmillement humain que je vais connaître au quotidien commence, avec dans les couloirs en rénovation de l aéroport, une vingtaine d ouvriers au m2 pour clouer 2 planches 😀

Court passage en douane, mon visa était bien valable (la récompense des allers-retours sur Paris et des heures d attente à l ambassade …), je récupère mon sac à dos, je retire quelques milliers de roupies dans un distributeur de billet qui semble dater d un autre siècle (pas le dernier, l avant dernier) et en sortant de l aéroport, j entre alors dans un monde fascinant, hallucinant.

Pour me souhaiter la bienvenue, des militaires avec le fusil mitrailleur en écharpe ou à la main, certains sur de simples chaises, d autres derriere des sacs de sable … Et ils ne sourient pas. Je passe au stand des taxis prépayés, et pour la somme de 400 roupies, récupère un taxi qui va m emmener au centre ville de Mumbai.

Pour éviter toute confusion, je lui demande de m emmener au Taj Mahal Hotel, bien tristement célèbre depuis le 26 novembre dernier après les fusillades sanglantes dans la mégalopole indienne. Ce n est bien sûr pas ma destination, mais c est le quartier de Colaba que j ai ciblé pour camp de base local.

Le taxi, de couleur noire et jaune comme tous les taxis de Mumbais, est gros comme un pot de yaourt. Le chauffeur ne parle pas 2 mots d anglais, mais me montre avec fierté les illuminations qui donnent à sa voiture une allure de sapin de noêl. Ca clignote, ca scintille .. et surtour, ça hurle !!! Il a le doigt scotché sur son klaxon, et le pire, c est que les autres conducteurs aussi. Quel vacarme…. A coté, Le Caire est un coin de campagne, je vous assure … il est plus de 19h00, la nuit est tombé, et la circulation est dense … très très très dense… On mettra plus de 2h30 pour rejoindre Colaba, qui je crois est 30km au sud de l aéroport, pas loin du bout de la péninsule sur laquelle Mumbai s est développé.

Mumbai, 15 millions d habitants, la plus grande ville indienne, la 5e mégalopole mondiale, on lui prédit la 2e place en 2015 avec plus de 27 millions d habitants, juste après Tokyo. Et 2015, ce n est pas si loin … Mais que suis-je venu faire dans cette galère ?

A peine 10 min de conduite, et mes yeux piquent, ma gorge gratte, mon nez est bouché. 4 mois de pérégrinations dans les régions les plus sauvages d Australie, de Nouvelle Zélande, 4 mois d air pur ou presque, 4 mois de bénéfices pour ma santé, mon équilibre effacés en 10 min à peine de conduite dans ces boulevards surchargés de la mégalopole indienne … Mais que suis-je venu faire dans cette galére ?

Mais le spectacle est partout. Dans la rue, sur les trottoirs (si on peut appeler ça des trottoirs). Et je ne vais pas voir le temps passer. Enfin, vers 21h30, nous atteignons les abords du Taj Mahal Hotel, et je vais trouver très rapidement un petit établissement à proximité, l hotel Carlton (le même que le Ritz-Carlton, mais sans le Ritz), et je vais m y installer dans une chambre double avec ventilateur, pour une première nuit en Inde. Il fait encore 30deg, mais je tombe littéralement de fatigue, et 10 min plus tard, je suis déjà loin, dans le monde des rêves 😉 …

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20/04/2009

La grande traversée – Kaikoura – Auckland – NZ

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 05:43

Mardi 7 avril 2009 – Mardi 14 avril 2009

Vous allez dire que je vous délaisse … presqu une semaine sans nouvelles… mais comme je l avais fait entendre dans mon dernier post, j’ ai simplement décidé pendant quelques jours de laisser le PC dans son sac, et de profiter pleinement de mes derniers jours dans l hemisphere sud, et de mon alunissage en Inde. Oui, je dis bien alunissage, tellement ça donne l impression d être sur une autre planète, mais avant de rentrer dans le détail, je vais revenir sur cette dernière semaine en Nouvelle Zélande, histoire de clore ce chapitre.

Je vous écris donc de Mumbai (anciennement Bombay, je reviendrai la-dessus plus tard aussi), ça ne fait pas 3 jours que je suis ici, et pourtant le calme , la tranquillité, la douceur de vivre et les décors paradisiaques de l ile sous le grand nuage blanc semblent si lointains, si irréels …

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Après la rencontre intime avec les dauphins à Kaikoura, et après un dernier lever de soleil à nous déboiter la mâchoire, nous avons, Ruwen et moi, amorcé une remontée fulgurante du pays, en prenant à Picton, dès le lundi midi, un ferry pour Wellington. Je dois avouer que j appréhendais énormément la traversée, car l aller avait été limite, et le vent qui nous avait accompagné de Kaikoura à Picton me laisser présager du pire. A l enregistrement, ils parlaient de vents de 50 nœuds, sans précision sur l état de la mer. Mais finalement, c est plutot très bien passé, et j en étais étonné.

Une fois arrivés, notre passagère clandestine (la très charmante Sonia, que nous avions croisée sur l ile Stewart, puis que nous avons retrouvée à Kaikoura) nous a faussé compagnie, et nous avons immédiatement enchainé une fois arrivés à Wellington, avec une longue route de nuit, sous la pluie battante, jusqu’aux abords du Parc National de Tongariro. Oui, je dis très charmante, car un auto-stoppeur tout poilu (ou pas d ailleurs) de sexe masculin (c est le critère) n aurait eu AUCUNE chance avec nous d être pris en stop 😉

Pluie battante, et vent à décorner les bœufs, la nuit près de la base militaire de Waiouru n’a pas été de notre gout, le campervan littéralement balayé par les rafales. Tangage et roulis permanent, pire que dans le bateau. Peu ou pas dormi, et au « réveil », la pluie ne s arrete que par intermittence, le plafond des nuages est très bas. Renseignements pris au niveau de la météo, ils annoncent les mêmes intempéries pour les 3 prochains jours, avec la limite pluie neige descendant à 1000m.

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Plutôt que de lutter dans le froid, la neige, nous décidons d aller chercher le soleil, et pour cela nous allons continuer sans plus attendre notre remontée fulgurante vers le nord, nous arrêtant simplement une petite heure près de Lake Taupo pour se promener dans une vallée regorgeant de fumerolles, et autres résurgences volcano-thermales.

Nous allons finalement nous arrêter deux jours près de Tauranga – Mt Manganui, sous le soleil enfin retrouvé, déployant nos panneaux solaires et rechargeant nos batteries. Mais le temps presse, et nous repartirons sans tarder vers Auckland, avec un court détour au passage dans la péninsule de Coromandel. Bien qu ayant déjà visité ces sites avant l arrivée de Ruwen, je les avais classés comme incontournables et voulais les lui faire découvrir (Cathedral Cove, Hot Water Beach).

Dès vendredi soir, nous prenons donc nos aises dans un camping en banlieue sud d Auckland, et nous avons passé la fin de notre séjour dans le pays à nous balader dans la région d Auckland, entre deux séances de lecture intense, et visionnage de DVD. Centre ville d Auckland, quelques magasins d usines aussi (c est vraiment bon marché ici, incroyable .. dommage que mon quota de bagage soit limité à 23kg, plafond atteint à mon départ, ce qui fait que je ne peux ramener … que quelques sacs d air pur .. et encore), et puis pour conclure ce voyage, le Parc Régional Waitakere Ranges, avec les belles plages de Piha et Karekare.

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Mardi, nous rendons notre fier (mais méchant quand même, c est écrit dessus : WICKED) destrier à son propriétaire, après lui avoir redonné un peu de sa superbe. Sans regret toutefois, ce campervan était bien pratique, mais manquait quand même de confort, spécialement de conduite … suspension HS, roulement bruyant, et pas vraiment discret avec sa robe austro-robotico-californienne. Et nous allons en fait passer notre dernière nuit sur les banquettes de l aéroport d Auckland (mmmh, que c est romantique 🙂 ) , notre vol pour Sydney étant prévu à 5h30.

2 mois qui sont passés comme un éclair ou presque, mais il n est pas encore le temps des bilans, des synthèses, des antithèses, de la nostalgie, des larmes, car un gros morceau m attend dans quelques heures, et me rend d ailleurs assez nerveux : l étape indienne … Attention les yeux, n’ est-ce pas Jean Michel ?

14/04/2009

Derniers jours en Nouvelle Zélande

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 07:00

Mardi 14 avril 2009

08_blog_nz_der01Dernier virage puis dernière ligne droite en Nouvelle Zélande. Mais c est un tour de piste bien particulier. Pas question de sprinter. Au contraire, nous faisons tout pour faire se dilater le temps, pour mieux apprécier ces derniers moments, avant de tourner une nouvelle page.

Une semaine depuis l épisode des dauphins, que le temps passe vite. Le programme a été un peu perturbé par les conditions météo (la neige nous attendait même près du lac Taupo).  Je vous en parlerai plus en détail dans un prochain post , avec les dernières photos , mais j ai mis de côté le PC pendant quelques jours, histoire de faire un break.

Derniers jours en Nouvelle Zélande, dernières heures dans les environs d Auckland. Me voici à un point clé de ce voyage. Mission accomplie, objectifs atteints, j entame le chemin du retour. Ruwen et moi prenons le même avion demain matin, il fera escale quelques jours à Sydney, tandis que je continuerai quelques heures plus tard mon périple, en direction de la vieille Europe.

Retour qui ne signifie pas encore la fin du voyage. J entame donc mon « Odyssée », avec l intention néammoins d être plus diligent qu Ulysse pendant son retour vers Ithaque .

10/04/2009

Le Grand Bleu …

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 14:00

Lundi 6 avril 2009

Ce lundi devait être une journée de glandouille, un peu comme celle d hier. Une journée de repos, de vrai repos. Mais quand soudain, avant même 8h, le téléphone de Ruwen sonne, nous n avons qu’ à échanger un regard pour comprendre… Le grand jour était programmé pour demain, et pas avant, pour cause d indisponibilité, mais nous savions aussi qu’ un simple coup de fil pouvait nous voir propulsé de la liste d attente vers la liste des participants pour la séance de ce matin.

Je pense que je vais en rendre certains (je dirais même avec certitude certaines) jalouses, car ce qui nous retenait à Kaikoura, c est l occasion d aller nager avec les dauphins. En effet, les conditions océanographiques sont ici exceptionnellement favorables à la présence (abondante) d une faune marine qu’on trouve d’habitude beaucoup plus loin des côtes.

Convergences d eaux chaudes et froides, avec la conjonction de courants océaniques et d une géographie sous-marine accidentée (le fond de la mer s abaisse progressivement à environ 90m puis plonge soudainement à 800m), et voilà le cadre idéal pour faire remonter en surface les planctons et autres nutriments dont les orques, baleines, dauphins, (mais aussi pingouins, albatros, phoques) se délectent sans compter.

Aller nager avec les dauphins. Tout un programme … La bouche encore « amer-eusement » pateuse des excès de la veille (légers quand même, mais on veillit, n est ce pas), l esprit engourdi, nous nous préparons en 10 min chrono, et rejoignons le point de rassemblement, ou nous allons être équipés de la tête aux pieds. Palmes, masques et tubas mais aussi combinaison de plongée, veste, cagoule, … car il faut aussi compter sur la température de l eau, qui plafonner à 14° dans la zone dans laquelle on va se baigner. Pas vraiment très chaud quand même.

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Après la distribution et l essayage de l équipement, un film pour nous alerter sur les spécificités, les règles à suivre, les dangers de l activité, nous est présenté. Le stress monte un peu, je ne suis pas vraiment à l aise sous l eau, et je n ai pour ainsi dire pas d expérience ni en snorkelling (à part quelques minutes dans les eaux chaudes des côtes mexicaines) et encore moins en plongée … Mais sacrebleu, l effort en vaut la chandelle …

Nous prenons ensuite un bus qui nous emmène au port voisin, montons à bord du bateau (à noter que le chauffeur de bus est AUSSI le capitaine du bateau 🙂 ), et 30 minutes plus tard, à une cinquantaine de mètres de la côte seulement, nous atteignons un premier banc de dauphins.

Assis à l arrière du bateau, les pieds palmés dans l eau, nous attendons la sirène qui marquera le signal d entrée dans l eau. A quelques mètres seulement, devant nos yeux ébahis, des dauphins glissent, nagent, plongent. Quel spectacle. Mais quand le signal retentit, et que je me laisse glisser dans l eau (froide !!), le spectacle change de dimension et prend encore plus d intérêt.

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Autour de moi, les dauphins passent, par petits groupes. Me voilà dans leur élément, à nager avec eux. Certains se désintéressent complètement de cet objet flottant non identifié, les yeux gros comme des billes, émerveillés comme ceux d un gamin, qui les regardent silencieusement ou presque poursuivre leur chemin. D autres sont plus curieux, et s attardent un peu.

Ces dauphins sont sauvages, et la rencontre s effectue dans un environnement ouvert, celui de l ocean pacifique. Rien à voir avec des dauphins dressés à faire des pirouettes dans une piscine géante. Mais j essaie de ne pas penser aux abysses qui s enfoncent sous moi, ni aux autres bestioles qui pourraient venir me déranger ou m importuner, ni à ma respiration que je dois contrôler. Pas forcément évident de respirer exclusivement par la bouche, de déglutir sans s étouffer, de ne pas paniquer.

Quand au bout d une dizaine de minutes, la sirène retentit à nouveau, signalant le retour vers le bateau, c est avec regret que je m extirpe de l eau. Certes elle est froide, mais la combinaison remplit sa fonction, et c est vraiment fascinant d évoluer dans leur environnement naturel avec des dauphins, comme si on était l un d eux.

Mais ce n est pas la fin de l aventure, par deux fois nous allons replonger et nager à nouveau avec eux, le retour sur le bateau étant destiné à nous recentrer par rapport à la colonie nomade. La 3e fois, le spectacle sera encore plus exceptionnel. La densité des dauphins était impressionnante, avec un mélange de dauphins communs (au long nez, et au ventre dans les jaune), et de dauphins Dusky (au nez plus court, au ventre blanc, beaucoup plus joueurs que leurs cousins communs).

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Pendant cette dernière plongée, je vais avoir la formidable chance de « jouer » avec l un d entre eux pendant deux ou trois minutes, en suivant les conseils prodigués pendant la projection du film : tenter d attirer leur regard, faire des sons, des bruits, et une fois que l un d entre eux est intéressé, nager en cercle autour de lui, et plonger avec lui. C est grisant, enivrant. Oublié la peur des profondeurs, et la peur de cet environnement si peu adapté à l homme, je fixais mon attention sur le dauphin, tournoyant avec lui.

Il a disparu, puis quelques secondes plus tard, le même est revenu, et le manège a continué. Il a de nouveau disparu, et c est alors que je me suis rendu compte autour de moi du nombre impressionnant de ses congénères. En y prêtant attention, on peut rapidement distinguer un dauphin d un autre. Des traces de dents sur les flancs, la nageoire arrière qui diffère.

Le DOC (Department of Conservation) néo-zélandais n’autorise ce genre d activités qu’avec un maximum de 13 nageurs dans l eau, et je m étais appliqué à rester un peu en retrait du reste des nageurs (pourquoi les gens s acharnent ils à rester groupés quand on leur offre un océan entier pour terrain de jeu ???). Le dernier bain fut vraiment le plus intéressant. Les dauphins étaient plus nombreux, et surtout plus joueurs que les 2 premières fois. Et j ai tout d un coup compris pourquoi, en surprenant un couple, puis un deuxième , en train de copuler 😀 Saison de reproduction ou pas, je ne devais donc pas trop les déranger, et cela a ajouté à l euphorie de cette expérience.

La sirène a retenti une dernière fois, mettant un terme à notre baignade. Un peu plus de 30 minutes dans l eau, c était bien suffisant, vu la température, certains commençaient d ailleurs à devenir bleu. Mais le spectacle ne s est pas arrêté là. Une fois débarrassés de la combinaison , séchés et chaudement habillés, nous sommes montés sur le pont et nous avons pu apprécier la densité du banc de dauphins. Ils étaient plusieurs centaines, et nous pouvions aussi alors admirer leurs sauts, pirouettes, et plongeons au dessus de l océan, ce que nous ne pouvions distinguer quand nous étions au milieu d eux. Fantastique.

Nous sommes ensuite rentrés au port, en début d après midi, et nous avons avalé un gigantesque fish and chips, à la fois émerveillés par cette expérience unique, et assommés aussi par l énergie que nous avons dépensée, à batifoler comme des poissons dans l eau, une eau tout de même bien froide. Quant au restant de la journée, nous l avons passé à échanger nos impressions de la matinée, nous faisant revivre ces moments tellement rares de réelle communion avec la nature.

09/04/2009

Kaikoura – NZ

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 08:00

Dimanche 5 avril 2009

Kaikoura … Ce port de pêche, tourné auparavant exclusivement vers la pêche du Crayfish (bon alors je ne suis pas un expert en petits animaux qu on appelle coquillages et crustacés, c est une genre de langouste, mais sans les vilaines pinces), est devenu ces dernières années une des Mecques touristiques de Nouvelle Zélande. Je vous expliquerai pourquoi, mais il va falloir patienter un peu, car je n ai pas prévu de le faire avant … disons au plus tard vendredi.

Eh oui, je dois tenir en haleine mon audience pour que le « ‘dimat » reste élevé, au risque de voir des bouleversements dans les programmes … et on ne change pas une équipe qui gagne … je préfère la tonsure de PPDA aux sourires mielleux de Lolo Ferrari (ça doit pas être elle, mais ça doit y ressembler, je crois).

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Alors pour vous détendre aujourd’hui, en attendant l explication sur l’intérêt récent suscité par Kaikoura, je vais vous promener autour de la péninsule du même nom. Après une première nuit dans un camping voisin, nous l avons parcouru en footing avec Ruwen, histoire d éliminer les kilos de Blue Cod qu on avale quotidiennement (encore un poisson qui doit avoir un petit nom en français, mais ici, ils ne parlent qu anglais, et maori 😦 ) .

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Falaises et grottes marines, colonies de phoques, damiers rocheux, baies, plages de galets, avec pour arrière plan la chaîne de montagne Seaward Kaikoura Range, culminant à 2600m, aux sommets enneigés. Le tout sous le soleil, et avec une température idéale pour courir. On est loin des pavés de Paris sur lesquels les marathoniens usent aujourd’hui leurs semelles.

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Retour au camping, et après midi glande totale, après une nouvelle tranche de Blue Cod (bien méritée celle là après la quinzaine de km avalés le matin). Eh oui, les vacances doivent rester synonyme d oisiveté, de paresse, de détente. Nous avons prévu de rester deux jours, et trois nuits sur place.

Pourquoi si longtemps ? … Eh bien cela a un rapport avec l explication scientifique que je vous dois déjà. Patience, patience, je vous raconte donc tout dans mon prochain message.

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