Horizons Lointains

31/03/2009

Milford Sound – NZ

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 07:00

Lundi 23 mars 2009 (suite)

Nous accueillons donc avec enthousiasme l arrivée du bus, vers 13h. A bord, une dizaine de personnes, parties le matin de Queenstown pour cette virée bus + croisière à Milford Sound. En chemin, le chauffeur crache dans son micro quelques indications d ordre « historique » et « géologique », nous gratifiant de quelques arrêts photos. Nous empruntons Homer Tunnel, creusé dans un amphithéâtre rocheux impressionnant, et débouchons dans Cleddau Valley. Un dernier arrêt pour admirer the Chasm sur la rivière Cleddau, et nous atteignons Milford Sound juste à temps pour monter à bord de notre bateau pour l incontournable croisiere.

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Milford Sound … Le lieu est photogénique, dominé par Mitre Peak (1800m). Falaises à pics, une végétation imposante pour une telle géologie, mais qui s explique par des précipitations annuelles d une moyenne de 7m par m2. Des centaines de cascades que les pluies ne cessent d alimenter, des colonies de phoques, de pingouins aussi, et des dauphins qui parfois viennent accompagner les bateaux. La différence entre un « Sound » et un Fjord ? Un Fjord est creusé dans la roche par un glacier, alors que le « sound » l est par une rivière.

Deux heures de croisières, en aller retour jusqu à l embouchure dans la mer de Tasmanie (15km depuis le port), toujours sous le soleil, mais nous sommes emmitouflés dans nos polaires car le vent sur le pont est glacial. Bowen Falls, Anita Bay, Stirling Falls, nous passons en revue l ensemble des points phares du site, et à peine débarqués nous reprenons le bus, direction Queenstown.

La route est splendide en cette fin d après-midi, de vallées encaissées en vallées plus larges, de montagnes aux sommets rocailleux, ou enneigés, aux forêts primaires qui tapissent leurs flancs, en vastes plaines recouvertes d un épais tapis d or. De nombreux lacs jalonnent la route jusqu à Te Anau, mais nous filons sans nous arrêter. Un peu frustrant, mais le plaisir, même éphémère, reste le plaisir.

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Presque 4h plus tard, un peu après 21h, nous atteignons enfin Queenstown. En théorie, le campervan nous attend sur un emplacement du camping de Queenstown, nous avons opté pour un stationnement sécurisé proposé par les gérants du camping. Mais dans la boite ou devaient se trouver les clés (arrivée tardive, la réception est fermée), nous trouvons à la place un mot nous demandant d appeler un numéro à notre arrivée pour qu un responsable du site nous rende les clés en main propre.

Au bout du fil, l interlocuteur me parle de multiples effractions la nuit précédente dans Queenstown, dans des Backpackers, et aussi dans des véhicules, le notre ayant été retrouvé avec une porte ouverte … Glups, ça passe mal pendant quelques secondes, quelques minutes même, le temps d attendre que l on nous amène les clés pour qu on puisse évaluer l étendue des dégats … Dans le campervan, il y avait mon laptop, les différents chargeurs, et le reste de notre équipement… On avait justement choisi ce service (payant !) pour éviter les mauvaises surprises … La colère monte, mais feutrée, on attend le verdict.

Finalement, on récupere nos clés, on ouvre le campervan … pour se rendre compte que rien ne manque … Soulagement, l adrénaline retombe. Et finalement, je préfère nettement celle générée par un saut à l élastique, je crois qu elle est moins nocive …

La journée finit donc bien, et nous n avons ensuite qu une hate , plutôt deux : prendre une douche, et partir boire un coup en ville pour récupérer de tants d émotions …

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30/03/2009

Routeburn Track – NZ

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 07:00

Dimanche 22 mars 2009 – Lundi 23 mars 2009

Dimanche matin …
Réveil en fanfare ce dimanche, nous avons rendez vous à 8h en centre-ville, une navette doit nous conduire au Routeburn Road Shelter, le depart de la rando Routeburn Track, classé comme l un des “Great Walks” en Nouvelle Zélande. Avec nous , une douzaine d autres randonneurs.

Vers 10h, nous atteignons le point de départ après Glenorchy, et nous entamons la rando peu après. Nous croisons des randonneurs qui finissent leur circuit , nous nous faisons dépasser par certains, nous en doublons d autres, certains en indépendants, d autres accompagnés de guides. Certains feront simplement un aller retour dans la journée, d autres feront le circuit complet en 3 jours et 2 nuits, ou comme nous en 2 jours et une nuit.

La météo s annonce agréable, nous partons dans la fraicheur, quelques nuages dans la vallée, mais ils vont rapidement faire place à un généreux soleil, dans un ciel bientôt sans nuages. La chance est de notre côté 😀

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Le soleil ne va d ailleurs pas nous quitter un instant pendant les deux jours de rando. Après deux heures de progression dans la forêt, le long d une rivière parsemée de vasques aux eaux turquoises, nous bifurquons et commençons l ascension réelle vers Harris Saddle. Rapidement, nous prenons de la hauteur et découvrons la vallée, et les sommets des montagnes Humbold dans lesquelles on évolue. Nous faisons une première étape dans l ascension de Harris Saddle (1250m) au pied de belles chutes, puis reprenons la rando pour atteindre le col en début d après midi.

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En chemin, nous découvrons des lacs d altitude aux eaux claires, lacs que nous pourrons admirer avec un peu plus d aplomb depuis Conical Mount (1520 m), que l on peut atteindre en aller retour depuis Harris Saddle. En haut du col, s offrent à nous les sommets (enneigés pour certains) de la chaine de Darrau. Bain de soleil au refuge du col, l occasion de discuter avec les quelques randonneurs qui s arrêtent en chemin.

Puis nous reprenons le chemin à flanc de montagne, le long de la vallée de Hollyford (Deadman’s Track), et au bout de 3h de marche sous le soleil bientôt couchant, nous rejoignons après une dernière descente à travers une zone de dense végétation le bivouac du lac McKenzie. Spectacle garantie, avec des paysages alpins de toute beauté et un temps parfait pour la rando. Il est presque 19h quand nous atteignons notre emplacement, préalablement réservé (obligatoire sur les « Great Walks »). 9 emplacements, ils sont occupés ce soir par deux franco-suisses (c est nous), deux couples tcheques, 2 nanas randonneurs solo tcheques (décidement, on va passer nos prochaines vacances en République Tchèque), un couple de québécois installés à St Sauveur, un couple d allemands, et un randonneur solo d origine inconnie, il restera dans son coin sans se mêler à nous.

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Le soleil a disparu derrière la montagne, et il commence à faire froid. Nous installons la tente, et une fois le souper avalé, il fait déjà nuit, direction la tente et le matelas gonflable.
Moins confortable que le campervan, mais ce n est que pour une nuit .

Lundi matin …
Pas le temps de chaumer ce lundi matin, mais pas pour aller pointer au bureau, ou aux assedics … En fait, un bus doit nous prendre à 13h au Divide, le point d arrivée de la rando, pour nous emmener à Milford Sound, ou nous avons prévu de faire une croisière.

Réveil à 7h, nous décollons à 8 (comme hier en fait, attention, ça va devenir une habitude 😦 ) et la tête un peu dans le pâté, nous reprenons la marche. Il fait frais, même froid, du givre au sol, alors on se réchauffe en accélérant l allure. En chemin, nous découvrons les chutes Earsland, le lac Howden, et après une dernière ascension, nous attaquons la descente finale vers the Divide.

Le soleil, vers 11h, a bien réchauffé l atmosphère, mais il fait frais à l ombre. La tente ce matin était d ailleurs trempée par la condensation. Nous atteignons finalement The Divide vers midi, après un total de 32 km depuis notre départ la veille. Une belle rando, nous sommes enchantés, quoique fourbus. Les sacs à dos ont quand même marqué nos épaules peu habituées au portage. Et le froid de la nuit nous a aussi empêchés de nous reposer correctement.

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To be continued …. A demain pour la suite, direction Milford Sound.

27/03/2009

Around Queenstown : The Remarkables and Lake Wakatipu – NZ

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 05:06

Vendredi 20 mars 2009 – Samedi 21 mars 2009

Vendredi …
Après l effort, le réconfort. Confortablement installé dans un coin vraiment tranquille du camping Creeksyde de Queenstown, nous allons passer deux jours en dilettante ou presque, profitant du temps capricieux pour lui opposer un zen à toute épreuve.

Après avoir sécurisé les réservations pour la rando de Routeburn Track (une des plus prisées en NZ) que nous désirons parcourir dimanche et lundi, nous décidons vendredi en début d après midi de nous rendre au sommet des Remarkables, une magnifique chaine linéaire qui domine le lac Wakatipu.

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En partant de Queenstown, le ciel est menaçant, un peu comme les jours précédents, difficile donc de dire si cela va s améliorer (comme hier), ou se gâter. A 15 km à peine de Queenstown, nous empruntons la piste en cul de sac de 13km qui serpente aux flancs de la chaine des Remarkables, et qui nous mène au pied de la station de ski du même nom. A ce moment, le sommet est encore visible, mais les nuages s accumulent dangereusement.

Au bout de la piste (défoncée, il nous faudra plus de 30 min pour parcourir les 13km), quelques remontées mécaniques, qui datent un peu. On se demande ce qui attire tant de skieurs l hiver ici … Notre objectif : le lac Alta, situé à 1800m d altitude. Le sol est détrempé, le soleil a disparu, le plafond des nuages baisse, et si la vallée reste ensoleillée au loin, on ne voit plus les sommets. On s équipe pour l hiver, car il fait froid ici, et le vent n arrange rien.

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Bientôt, au milieu des roches et de la rare végétation, des plaques de neige, plutôt fraiche. Sans doute vieille de quelques jours, au plus. Au bout de 45 min le long du chemin de montagne, nous atteignons le lac Alta, que l on devine dans un brouillard de plus en plus épais. Il n empeche, le décor est mystérieux, on distingue un instant d imposants sommets dominant le lac, puis les nuages les enveloppent à nouveau. Il nous en fait encore plus pour nous satisfaire (notre appétit devient celui d un ogre), alors nous décidons de monter en direction du sommet.

Un peu d instinct, pas mal d expérience aussi maintenant, et on retrouve une piste que nous allons suivre, de crête en arête. Pour le coup, on est compètement dans la purée de poix. Le brouillard se transforme en petite bruine, et nos vestes imperméables, nos bonnets et nos gants ne sont pas de trop pour nous en protéger. Mais l ascension reste sure, pas de précipices, pas de rafales de vents, et la proximité du centre de ski (fantome à cette époque de l année et avec ce temps).

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Alors on continue de monter, espérant voir à un moment les nuages se déchirer pour laisser passer le soleil. Car il n est pas si loin, c est fort lumineux quand même. Et puis au bout d une montée un peu séche, nous arrivons à une corniche, qui pour le coup laisse entrevoir un profond précipice, et sur les roches, exposées au vent, une bonne couche de givre. Spectacle fantastique. Tout est enveloppé dans le brouillard, on ne distingue pas au-delà de 15m. C est l été, encore pour quelques jours, mais nous sommes en altitude, prés de 2200m.

Nous savons que le sommet n est plus très loin, alors nous allons continuer l effort, et quelques minutes plus tard, après un peu d escalade, et toujours à suivre des traces plus ou moins évidentes de précédents passages de randonneurs. Tout d un coup, nous distinguons des antennes, un abri, et des panneaux solaires… Ca y est, nous y voilà. Double Cone, le sommet de Remarkables Mountains, à 2300m.

Autour de nous, que du coton. Et il fait de plus en plus froid. Quelques photos quand même, de ces formes rocheuses qui émergent du brouillard, recouvertes de givre, quand tout d un coup la pluie qui tombait finement va se transformer en neige 😀 A notre grand bonheur finalement.

Nous allons alors entamer la descente, toujours dans le brouillard, mais tel le petit poucet, nous avions parsemé notre chemin de pierres magiques (bollocks !!), et nous avons retrouvé sans encombre le chemin du retour. Au niveau du lac, la neige va cesser, et nous allons repasser sous le plafond des nuages. Pas le temps de s attarder (bah, si, quand même , pour quelques dernières photos) et nous redescendons jusqu à la voiture pour sécher et nous y réchauffer.

De retour en ville, il fait bon, chaud presque, mais le sommet restera jusqu au lendemain dans les nuages, dans la neige sans doute. Nous n aurons pas pu bénéficier des vues « remarquables » de la région depuis le sommet, mais le brouillard et la neige nous auront apporté leur lot de satisfaction et de plaisir.

Samedi …
Un samedi chômé, pas question de se blesser, ou de se fatiguer avant le Routeburn Track que l on emprunte demain. Le soleil est plus généreux que la veille, et on peut même aisément observé Double Cone depuis Queenstown. AUjourd hui aurait sans doute été plus approprié pour la montée, mais finalement nous ne regrettons pas l expérience de la veille.

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Nous allons paisiblement conduire le long des berges du lac Wakatipu, jusqu à Glenorchy, et prendre un peu de hauteur au niveau de Mt Ilford. Ancienne zone minière, nous découvrons dans les fourrés les vestiges d une industrie autrefois prospère. Mais la végétation a ici repris son droit.

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Le soir, pas d excès, les sacs sont prêts, les organismes reposés. Demain de nouvelles aventures nous attendent ….

24/03/2009

La trilogie du jeudi , Queenstown – NZ

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 07:00

Jeudi 19 mars 2009

La nuit a été courte, et hachée. L excitation monte dans le Wicked Campervan, et l inquiétude aussi, au fur et à mesure que l heure fatidique approche. Excitation car la mission n est pas une simple mission. Inquiétude car n étant pas simple, elle risque d être compliquée et difficile à relever (élémentaire et évident mon cher Watson). Inquiétude aussi car toute la nuit la pluie est tombée, et quand à 7h ce matin le réveil sonne, la pluie tombe encore.

Mais comme par miracle, à l heure fatidique ou doit commencer la trilogie en question, la pluie cesse, et le ciel montre quelques signes encourageants d amélioration rapide. Si je vais participer seul à ce premier volet, Ruwen me rejoindra pour les deux suivants. Après l enregistrement, le pesage, la signature du document déchargeant toute responsabilité de la part de l opérateur en cas d accident, tout commence alors par 45 min de bus. Je ne peux décemment plus retenir le suspense plus longtemps … ce bus nous emmène en direction du site de … Nevis Highwire … Bungy …

Eh oui, le premier volet de cette trilogie est un saut Bungy (saut à l élastique) depuis une plateforme suspendue entre deux câbles dans le vide, à une hauteur de 134m au dessus de la rivière Nevis. Un site lunaire, pour une première que je voulais justement dans un cadre unique.

Nous ne sommes que 8 dans le bus qui nous emmène sur le site (beaucoup annulent quand ils voient que les conditions vont être, ou sont mauvaises). Mais tant pis pour ceux qui ont eu peur de se faire mouiller, car le soleil ce matin se montre de plus en plus généreux. Nous sommes le premier groupe à atteindre le site, et nous serons les premiers à sauter aujourd hui. L ordre de saut se faisant par ordre décroissant de poids, je vais même avoir l honneur de sauter le premier dans le vide !

Alors que les équipes techniques se préparent, je découvre la plateforme, et surtout le vide en dessous. Impressionnant. Une fois équipé d un genre de harnais, on prend une petite nacelle qui nous emmène sur la plateforme, suspendue dans le vide. Une fois sur place, pas trop le temps de tergiverser, on nous fixe des straps autour des chevilles, puis je prends place dans la chaise des condamnés pour la mise en place de l élastique.

Le technicien qui s occupe de moi est français, il vient de Grenoble mais travaille en Normandie sur le site de saut du pont de la Souleuvre, géré par le même groupe (AJ Hackett Bungy). Il fait la saison en Nouvelle Zélande avant de revenir en France pour les beaux jours.

Le moment vient de s avancer sur le petit carré de métal qui dépasse de la plate-forme, avec en dessous 140 m de vide. Je regarde quelques secondes dans le vide, et sacrebleu que c est haut. Mais pas le temps de trop baliser, le technicien me demande de regarder droit devant, et le décompte commence. 5, 4, 3, 2, 1 … grande inspiration et me voilà prendre mon élan et plonger dans le vide, les bras déployés. Un parfait saut de l ange (n en suis-je pas un ? 😉 ) … Dans une piscine 5m au-dessus de l eau, ça passe bien, mais 150m au-dessus du vide, c est une autre histoire … Après une seconde, quand je réalise ce qui se passe, je ne peux m’empêcher de lâcher un cri, un long cri, mi-frayeur mi-jouissance. Et je ne vais m arrêter de crier, qu une fois que l élastique aura atteint son étirement maximum, que je me sentirai ralentir, m arrêter puis remonter en l air.

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Ca ne dure pas 10 secondes, mais ça prend aux tripes. Après deux ou trois oscillations, j ai pu actionner la sangle qui m a permis de revenir en position la tête en l air, et le mécanisme de remontée par un treuil jusqu à la plateforme s est amorcé. Assis comme dans une balançoire géante, j ai peu à peu pris la mesure de ce que je venais de faire, de ce que je venais de vivre. L adrénaline est montée en un clin d œil. Quel pied !!

De retour sur la plateforme, les autres participants m ont regardé avec des yeux anxieux, mais je ne pouvais que les rassurer, ça venait de vraiment bien se passer pour moi. C est en regardant le suivant sauter à son tour que j ai réalisé encore un peu plus ce qui m était arrivé, et ce qui m arrivait. C est quand même quelquechose, ça ne dure pas si longtemps, mais ça secoue. Les nerfs de la nana qui sautait en 3e position ont d ailleurs lâché pendant son saut, elle a éclaté en sanglots une fois remontée sur la plateforme. Il fait avoir le cœur bien accroché.

Nous avons ensuite repris la nacelle qui nous a ramené vers la terre ferme, et nous avons pu visionner les photos et la vidéo de notre saut (une belle machine commerciale 🙂 ). Là encore, j ai eu des frissons en me rendant compte que le tordu qui sautait dans le vide n était autre que moi… Je suis donc reparti vers Queenstown avec sous le bras le Tshirt de « Jumper », le certificat du saut, et les photos (en voilà certaines) et la vidéo, que j aurai malheureusement du mal à mettre en ligne.

Le retour vers la « Station » s est fait sans que je m en rende compte, et j ai retrouvé Ruwen au camping, le sourire figé sur le visage, et satisfait de cette première expérience haut-en-couleur, réussie, et en plus sous le soleil !

Mais pas le temps de partager ces émotions et de lui raconter l exploit de la matinée, les 2e et 3e volets de la trilogie nous attendent dès midi, avec pour commencer le Shotover Jet, à bord d un hors bord surpuissant dans les gorges de la rivière Shotover.

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Dans des gorges profondes, étroites, surfant sur les vagues, frôlant les parois rocheuses parfois de quelques centimètres seulement, à près de 80 km/h par moments, nous allons être propulsé par deux énormes turbines à bord d un hors-bord à la coque extraplate, pouvant s accommoder de faibles profondeurs d eaux. Et le clou de ce « manège » à sensations, au-delà des rochers qui défilent à pleine vitesse à quelques doigts seulement du bateau, et du cadre magnifique de la Shotover River, c est le 360°, un tour sur nous même effectué à pleine vitesse. Terrible ! surtout en fermant les yeux .

Evidemment, on en prend plein la figure, plein les yeux, et le pilote, habile, est malicieux et fait de son mieux pour nous rendre trempé jusqu aux os. Une fois le tour bouclé, à peine le temps de reprendre son souffle, et nous voilà pris en charge pour le 3e volet de la trilogie : la descente en rafting des rapides de cette même rivière Shotover, en amont du site du Jet.

Distribution de l équipement, combinaison néoprène intégrale, casque, gilet de sauvetage, et nous prenons un bus qui va nous mener presqu au bout de Skippers Road, l une des routes les plus impressionnantes du pays. Les véhicules de location y sont d ailleurs interdits, comme sur la route de 90 mile beach. Pour le coup, ce n est pas à cause de possible ensablement, mais d une route , d une piste plutôt , à peine plus large qu une voiture, à flanc de falaise, jalonnée d a-plombs impressionnants, et ou se croiser est quasiment impossible. Il parait que certains y ont perdu leurs nerfs, je dois avouer que les précipices ne manquent pas et que le vertige peut rapidement apparaître.

45 min à progresser à faible allure, et nous atteignons le site de lancement. Briefing, dernieres verifications du matériel, attribution des équipages sur les bateaux, et nous voilà embarqués pour ce qui est, pour moi, encore une fois, une première, à l assaut des rapides de Shotover. Spectacle fascinant, paysages sauvages, des gorges, des criques, des rapides, une eau turquoise, un débit et une hauteur d eau qui se sont vu progresser avec les pluies de la nuit .

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La descente va durer un peu moins de 2h, près de 20km de descente. L eau est fraiche, mais le soleil est encore là. Progressivement, nous allons prendre en main le bateau, et apprendre les signaux que le guide va nous donner pour la bonne marche (navigation) de l embarcation. 6 + 1 pagayeurs, une dizaine d embarcations.

Rapidement, on joue à s éclabousser entre embarcations, et les premiers rapides arrivent. Catégorie 2, puis 3, puis 2, puis 4. ça devient sérieux. Le danger : se faire éjecter du bateau, et pire, voir le bateau se retourner, envoyant tout le monde à l eau. Il y a du courant, et c est quand même dangereux. On passe les premiers rapides comme on peut, ça secoue, on est trempés. Que du plaisir 🙂

Un moment de répit, certains, comme nous, en profitent pour se jeter à l eau et se laisser dériver avec le courant. L eau est fraiche mais les combinaisons semblent bien étanches. Un peu plus loin, la récré est terminée, et dans la 2e série de rapides, avec une section en catégorie 5, les choses sérieuses reprennent, mais avec un peu moins de réussite pour nous : le bateau pivote, on se retrouve avancer en arrière, l adrénaline monte, mais on parvient à passer le bouillonnement et les rochers. Ouf. On a échappé au pire. Car dans le même temps, certains pagayeurs d autres embarcations sont passés par-dessus bord, et sont ramenés comme ils peuvent à bord de leur bateau. On saute de joie, on est passé 🙂

Mais à peine le temps de souffler, on se retrouve dans la dernière série de rapides, et on passe tout d un coup à quelques centimètres de la tête d un pagayeur qui a du etre éjecté de son bateau. Tout se passe très vite, un peu de déconcentration, et dans le rapide suivant, le bateau se présente de côté, et pas de face. Aie, ça part en couille !!! Pas le temps de rectifier le tir, deux de nos pagayeurs à tribord se trouvent éjectés. Et en un instant, ça se gate encore plus, car sans savoir ce qui m arrive, je me retrouve aussi dans l eau. Ca brasse, ca cogne, j avale un peu d eau, et je me rends compte que je suis sous le bateau.

Tant bien que mal, je parviens à nager dessous, et retrouver l air libre. Ruwen, aussi, a subi le même sort. Les instructions du briefing reviennent : s accrocher aux cordes extérieures, se laisser aller les pieds en avant, les yeux grands ouverts pour anticiper les rochers.

Finalement, on retrouve des eaux plus calmes, on parvient à redresser le bateau, on remonte comme on peut à bord, et on s amarre sur le rivage un peu plus loin. Car en route, on a perdu deux equipiers, qui ont été récupérés par d autres embarcations.

Il y aura bien quelques autres pagayeurs à l eau qui se seront fait éjectés par les rebonds capricieux des rapides, mais nous serons les seuls à nous retourner. Et avec bonheur finalement, cette première expérience de rafting aura été tumultueuse !! Quelques égratignures, mais pas de gros bobos, et personne pour se plaindre de ce bain forcé.

La suite de la descente se fera dans des portions plus calmes, un tunnel avant de finir par un dernier rapide bouillonnant mais sans dangers. De l eau plein les bottes, nous avons ensuite rejoint la base, retiré notre combinaison, et après une bonne douche, retour en ville ou nous avons dévoré des sushis arrosés de bière japonaise.

Long récit pour une journée comme j en ai rarement vécu. Quelles sensations, quels plaisirs !! et quelle réussite au bout du compte, car la météo a finalement été de la partie jusqu au bout. Un jour de plus au paradis 😀

23/03/2009

Queenstown – NZ

Filed under: General — Fanou le Vagabond @ 07:00

Mardi 17 mars 2008 – Mercredi 18 mars 2009

Mardi matin … Une nouvelle journée qui commence sous le soleil. Mode vacances, nous retardons le réveil, retardons le lever, et commençons par un petit footing sur les bords du lac Wanaka. Mode vacances, nous optons même pour un brunch sur une terrasse de Wanaka, à quelques pas du lac.

En début d après midi, nous prenons finalement la route de Queenstown. Nous empruntons Crown Range Road et passons au pied des stations de ski de Mt Cardrona. En arrivant au dessus d Arrowtown, nous découvrons enfin le massif des Remarkables qui dominent LakeWakatipu, au bord duquel on distingue au loin Queenstown.

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A peine 70 km et nous arrivons à destination. Premier arrêt au camping local, à deux pas du centre ville, que nous allons investir pour quelques jours. Queenstown a la réputation d une ville branchée sport, auto-proclamée capitale des activités de plein air de Nouvelle Zélande, voire même au-delà pour certains. Notre mission (et nous l avons acceptée) : mettre cette réputation à l épreuve.

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Mais avant cela, mode vacances toujours, balade en ville dans les innombrables magasins de sport, et soirée sushi dans un restau japonais local. Coté météo, après 3 jours de beau, voire très beau, les nuages reviennent, et les prochains jours s annoncent pluvieux. Va-t-on finalement pouvoir remplir, notre mission, avec une bonne partie des activités dépendantes des conditions météo ?? Mode vacances : on verra demain !! Surtout que ce soir, c est la St Patrick, alors direction le centre ville pour une soirée arrosée …

Mercredi matin, nous nous levons sous la pluie. Grise mine, et gueule de bois. Légère quand même, comme la bière locale (Monteith’s) . Gros petit dej puis nous nous rendons à la « Station », l un des centres névralgiques de la ville pour toutes les activités de plein air. Et en quelques minutes, dans le cadre de la mission dont je parlais précédemment et que nous avons à cœur de remplir, nous allons nous préparer un programme d ogres. Programme que je me refuse encore de détailler, pour préserver les âmes sensibles qui pourraient être amenées à lire ces lignes … Attention les yeux. Mais un peu de patience, cela commence demain jeudi … avec une trilogie décapante…que j appellerai donc … la trilogie du jeudi (quelle imagination, n est ce pas ?)

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